Activité 11. Proposition: Shanghai, ville de contrastes.

La pollution à Shanghai. Photographie publiée sur Flickr par Ethnocentrics [CC BY NC-SA 2.0]
La pollution à Shanghai. Photographie publiée sur Flickr par Ethnocentrics [CC BY NC-SA 2.0]

L'activité proposée faisait appel à votre subjectivité, car la géographie, c'est avant tout un voyage, une description de l'espace qui nous entoure.

Les impression subjectives les plus courantes lorsqu'on est confronté aux "nouvelles" mégapoles asiatiques, nées du développement depuis les années 1970 des pays émergents, sont liées au gigantisme, à la vitesse, à la surcharge lumineuse et colorée.


Elles sont également très marquées par les contrastes: entre le prestige affiché et la médiocre qualité de vie dans des environnements hyper-pollués, entre la verticalité du nouveau et l'impression d'écrasement de l'ancien, entre la trépidation des CBD, des autoroutes urbaines et autres moyens de transport hyper-modernes et le rythme plus traditionnel de la vie des quartiers populaires. 


A partir de ces impressions, le géographes peut opérer une analyse de l'organisation de l'espace urbain et de son insertion dans l'espace mondial. Cette analyse, nous l'avons menée jusqu'ici en insistant sur le prestige d'une mégapole et d'une métropole de rang mondial.


Mais pourquoi pas prendre la perspective inverse? Shanghai, c'est aussi une ville dans laquelle l'entrée dans le système capitaliste mondial s'est faite brutalement, à la fois pour sa population, son habitat traditionnel (les lilongs, détruits pour faire place à plus haut et plus beau ou rénovés pour une nouvelle population plus aisée) et son environnement. Dans Lujiazui (le CBD), c'est dans les étages des tours qu'on construit aujourd'hui les jardins publics!

Le Maglev, train à suspension magnétique, sans rail, relie l'aéroport de Pudong à Shanghai à une vitesse de 245km/h environ. Il faut moins de 8 minutes pour faire les 35 kilomètres du trajet.

Photo: JakelM/Wikimedia [CC-BY 2.5]


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