Rwanda-Burundi

1ere partie de l'activité: 5 minutes. 

 

Cette vidéo est tirée du journal télévisé. Le génocide est en cours et les cadavres s'amoncellent.

Comment l'information est-elle traitée par les journalistes occidentaux dans cette vidéo?

 

Solution

 

Les journalistes tiennent un double discours:

 

-D'une part, ils donnent des informations objectives: des dates, des chiffres (dont ils ne sont pas sûrs et qui ne sont de toute façon pas définitifs), des événements (comme l'attentat contre l'avion du président Tutsi). Ils ne parlent pas encore de génocide (un terme qui sera adopté plus tard par la communauté internationale) mais de massacres de masse.

 

-D'autre part, ils tiennent un discours beaucoup moins objectif, plus émotionnel, sur l'horreur du conflit: amoncellement de cadavres, bain de sang. Ce discours est aussi un discours de condamnation du racisme des deux camps, de leur négation de l'autre et de leur absence de respect de la vie humaine.

 

Les massacres sont traités selon les catégories de jugement occidental, mais sans aucune explication historique (reliée notamment au passé colonial du pays) permettant d'expliquer ce déchaînement de haine.

2è partie de l'activité:  10 minutes.

 

Aujourd'hui, la communauté internationale craint un génocide au Burundi, où le président Nkurunziza essaye de se maintenir au pouvoir par la force.

 

Cliquez sur l'image pour voir une vidéo sur le site du Monde.fr. 

 

 

  1. Qu'est-ce qui fait penser à l'ONU qu'un génocide se prépare au Burundi?
  2. Qui sont les protagonistes (=les principaux acteurs) des massacres que craint l'ONU?
  3. Que peut faire la communauté internationale? 

 

Solutions

 

1.Plusieurs éléments font penser à la possibilité d'un génocide au Burundi:

-La situation est tendue car le pouvoir du président, issu de la communauté hutue, majoritaire, est contesté.

-Le pouvoir en place a émis des menaces proches de celles émises en 1994 contre les Tutsis du Rwanda.

-Les massacres ont déjà commencé.

 

2. Les protagonistes sont :

-la majorité hutue, et particulièrement les forces militaires contrôlées par le président Nkurunziza

-la minorité tutsie, opposée au président Nkurunziza.

 

3. La communauté internationale a très peu de pouvoir, comme on l'a déjà constaté au moment du génocide rwandais en 1994: les casques bleus de l'ONU ne peuvent pas intervenir.

Les Etats africains ne sont pas non plus habilités à intervenir.


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