Mondialisation et firmes transnationales

Cette leçon est le partie A du chapitre "La mondialisation: acteurs, flux et réseaux".

Pour la partie B, Transports et routes maritimes, cliquez ici.

La problématique

La mondialisation, c'est une explosion généralisée des flux et des mobilités, qui aboutit à une mise en relation de l'ensemble des espaces de la planète.

Mais cette mise en relation est sélective (elle sélectionne les espaces): elle met en réseau les centres d'impulsion, qui commandent l'activité économique mondiale. Le reste des espaces du monde sont des périphéries plus ou moins bien intégrées à l'activité de ces réseaux. Les espaces les moins bien intégrés sont qualifiés de marges (ils sont marginalisés).

Les acteurs principaux de la mondialisation économique sont aujourd'hui les firmes transnationales (FTN) : c'est elles qui décident où elles installent leur unités de conception et de production. C'est elles aussi qui décident, si l'évolution de leur profit le nécessite, de délocaliser. Ce pouvoir de décision des FTN met les espaces en concurrence pour les attirer. Comment les FTN imposent-elles leur pouvoir économique au monde? Avec quels autres acteurs de la mondialisation doivent-elle compter? 

Les notions de cette leçon

Acteurs spatiaux: en géographie, les acteurs spatiaux sont les différents individus, organismes, groupes et institutions qui, par leurs actions, influencent l'organisation de l'espace et son évolution. Les acteurs spatiaux principaux de la mondialisation sont aujourd'hui les firmes transnationales (FTN), les grands armateurs du commerce maritime, les Etats (qui prennent des décisions économiques importantes) et les organismes internationaux (parmi lesquels l'ONU, mais aussi des regroupements tels que le G8 ou le G20). Il ne faut pas oublier aussi les acteurs clandestins de la mondialisation (pirates, terroristes et trafiquants en tout genre), mais aussi les individus et les organisations qui se mobilisent pour imposer d'autres modèles économiques et sociaux que ceux du capitalisme dominant.

 

La division internationale du travail désigne le fait que la production de biens marchands est aujourd'hui partagée, pour un même produit, entre des espaces de conception (qui se trouvent dans les centres d'impulsion de la mondialisation) et des espaces hiérarchisés de fabrication et d'assemblage, qui correspondent à périéphéries qu'on peut identifier à diverses échelles.

 

Firmes transnationales : Il s'agit d'entreprises qui possèdent des filiales dans différents pays et qui organisent leur production et leur commercialisation en fonction de la division internationale du travail.

 

Flux: On parle de flux pour désigner les déplacements massifs d'objets matériels ou immatériels dans l'espace: flux téléphoniques, flux de marchandises, flux d'argent... Pour les déplacements de personnes, on peut parler de mobilités ou de flux ("flux de migrants" et "mobilités migratoires" sont à peu près synonymes). 

 

La mondialisation, c'est la mise en liaison, matérielle et idéelle (c'est le contraire de matérielle)

de l'ensemble des espaces de la planète. Cette mise en liaison est liée à l'explosion des télécommunications, des flux commerciaux et financiers et des mobilités humaines.

 

Un réseau est un ensemble de pôles (points majeurs de l'espace) mis en liaison les uns avec les autres par des flux et des mobilités de différentes natures.

Une économie mondiale fortement polarisée

Les cartes ci-dessous, tirées du site de la Cartothèque de Sciences Po, permettent d'analyser les échanges marchands (flux de marchandises) et financiers qui organisent le monde.

Le commerce mondial

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

Les tableaux ci-dessous sont une aide à la lecture de la carte.

Dans le tableau du haut, les importations se lisent en ligne et les exportations en colonne.

POUR DÉCRIRE LA CARTE.

La carte souligne trois choses principalement.

-L'essentiel des échanges marchands se déroulent entre l'UE, l'Asie et l'Amérique du Nord, qui constituent les trois pôles des du commerce mondial. Ces trois régions sont les seules à entretenir des échanges significatifs avec toutes les autres régions. Des trois, c'est l'Asie qui concentre le plus gros volume d'échanges et qui est le plus gros exportateur. L'UE est le plus gros importateur.

-Le commerce intra-régional occupe une place importante dans les trois pôles du commerce mondial que sont l'UE l'Asie et l'Amérique du Nord. C'est surtout le cas en UE : le commerce entre pays de l'UE est presque aussi important que les échanges avec l'extérieur de l'UE. 

-C'est dans les régions périphériques que le commerce intrarégional est le plus faible. Cela montre que ces régions (Afrique surtout) sont dans un relation de dépendance commerciale avec les trois pôles (UE, Asie, Amérique du Nord).

 

POUR EXPLIQUER LA CARTE.

Les échanges, dans la carte, sont mesurés en dollars.

Leur polarisation (le fait qu'ils soient concentrés sur trois pôles) s'explique principalement par le type de produits échangés.

Les régions dont les exportations en dollars sont les plus importantes sont celles qui vendent les produits à la fois les plus nombreux et les plus chers. Ils s'agit des régions les plus industrialisées: elles exportent des produits qui ont une valeur ajoutée importante.

Cette valeur ajoutée est d'autant plus importante que la production utilise des technologies sophistiquées. Les produits qui ont la valeur ajoutée la plus importantes sont ceux de l'industrie hi-tech (de haute technologie), par exemple, l'industrie aérospatiale ou l'électronique de très haute précision.

Les régions dont les exportations en dollars sont les moins importantes (Amérique du Sud, Afrique) exportent principalement des produits agricoles peu transformés et des matières premières, dont la valeur ajoutée est plus faible que celle des produits industriels. Le Moyen-Orient ne s'en sort pas trop mal, grâce à ses exportations de pétrole.

C'est l'Afrique qui apparaît comme la région la plus marginalisée dans les échanges internationaux: ses échanges intrarégionaux (entre pays d'Afrique) très faibles illustre la très faible industrialisation des pays d'Afrique, qui ont peu de produits à s'offrir les uns aux autres. Au contraire, l'Amérique latine est la région périphérique qui a le plus fort commerce intrarégional (entre pays d'Amérique latine). Cela s'explique par l'existence d'associations commerciales entre pays (destinées à résister à la concurrence américaine) et par une industrialisation relativement développée.   

Les principales places boursières

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

La carte des principales places financières permet d'analyser la capitalisation boursière dans le monde, c'est-à-dire le total en dollars des opérations financières qui se déroulent dans les différentes bourses. Cette montre principalement trois choses.

-On retrouve les trois pôles de l'économie mondiale: l'Amérique du Nord (principalement la façade Est des Etats-Unis), l'Europe occidentale et l'Asie pacifique. Les autres régions sont tout à fait marginales dans la capitalisation boursière mondiale, en particulier l'Afrique.

-Le poids très important des deux bourses de New York (NYSE Euronext Us et Nasdaq) est contrebalancé par le poids de plus en plus important des différentes bourses asiatiques. Celles-ci reproduisent la géographie de l'archipel mégalopolitain d'Asie pacifique, de Tokyo jusqu'en Indonésie.

-La capitalisation des bourses les plus anciennes (bourses européennes et américaines) est en chute alors que celles des places boursières émergentes (Asie, mais aussi Amérique latine, Afrique et Moyen-Orient) est en très nette croissance. Pour ne prendre qu'un exemple, les bourses chinoises voient leur capitalisation, entre 2007 et 2012, augmenter de 25 à 331% (cela signifie que la somme des opérations est multipliée par un chiffre entre 1,25 et 4,31).

Les principales firmes transnationales

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

La carte ci-dessus montre la répartition des sièges sociaux des 500 plus grands firmes transnationales et leur capitalisation boursière (c'est-à-dire la somme du capital en bourse de chacune de ces firmes). La carte montre deux choses principalement.

-Les plus grandes firmes transnationales sont principalement américaines (10385 dollars de capital en tout), puis européennes (5084 dollars) et enfin, chinoises (1636 dollars). On retrouve donc la polarisation du monde qu'on avait dans les autres cartes, mais avec un retard très net de l'Asie sur les deux autres pôles.

-L'Amérique du Sud apparaît comme une périphérie, l'Afrique, encore une fois, comme une marge. 

Les investissements directs étrangers

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

La carte ci-dessus montre la répartition dans le monde des investissements directs étrangers (IDE) entrants. Il s'agit des investissements des firmes transnationales dans d'autres pays que leur pays d'origine. On retrouve, encore une fois, la polarisation de l'économie mondiale par l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie, qui reçoivent la très grande majorité des IDE, tandis que l'Amérique latine et l'Afrique apparaissent comme des périphéries. Malgré tout, ici, l'Afrique n'est pas une marge comme dans les autres cartes: elle reçoit des investissements, faibles, mais bien présents. Il faut savoir que l'Afrique fait aujourd'hui l'objet d'une véritable course de la part des FTN, en particulier chinoises, qui s'y installent à la fois pour exploiter ses ressources et sa main d'oeuvre à très bas prix.  

Bilan

Les cartes montrent toute la même polarisation des flux par les trois aires de puissance américaine du Nord, européenne et asiatique.

 

L'Afrique est un continent nettement marginalisé, même s'il fait l'objet d'investissements croissants.

 

Une remarque s'impose concernant les pays émergents, et en particulier le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Republic of South Africa). On voit que la Chine appartient à une région-pôle (l'Asie pacifique), tandis que les autres apparaissent davantage comme des périphéries. La République d'Afrique du Sud apparaît comme le seul espace économique moteur du continent africain. La Russie reste bien en retrait.

Les FTN au coeur d'une division internationale du travail (DIT)

Ce qu'on appelle division internationale du travail, c'est le fait que la production de richesse se partage de manière différente entre les espaces de commandement et les périphéries.

 

Les espaces de commandement concentrent les fonctions stratégiques (=les plus importantes), qui sont aussi celles qui génèrent la plus grande valeur ajoutée (= la plus grande production de richesse). Ces fonctions sont: direction, financement, conception.

 

Les périphéries reçoivent, en fonction de leur place dans la hiérarchie mondiale des espaces, des fonctions de production qui créent moins de valeur ajoutée et qui sont moins prestigieuses. Il s'agit de fonctions d'exécution. 

 

Les fonctions d'exécution des espaces périphériques sont par ailleurs morcelées: elles ne reçoivent qu'une fonction bien précise dans le processus de production, ce qui les rend complètement dépendantes du centre, qui décide où il place telle ou telle fonction. 

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

Toyota, premier groupe automobile dans le monde en 2012, a son siège social à Toyota City, près de Nagoya, une des plus grandes villes japonaises. Visitez ici le site du groupe (en anglais). 

 

En tout, le groupe emploie un peu plus de 344 000 salariés directs. Il possède 15 unités de R&D (recherche et développement). Principalement situées en Asie (5 au Japon, 1 en Thaïlande et 3 en Chine, non représentées sur la carte car récentes), elles se trouvent néanmoins sur presque tous les continents. C'est ici que s'opère la conception des véhicules: recherche, ingénierie, planification de la production, design, évaluation, homologation (=contrôle de conformité aux réglementations existantes). 

 

Toyota possède en plus une cinquantaines d'unités de production, réparties dans toutes les régions du monde, mais principalement situées en Asie. Ces unités sont de deux types. Certaines produisent des pièces qui entrent dans la composition des véhicules (exemples: colonne de direction, moteur, convertisseur catalytique). D'autres assemblent les différentes pièces pour l'obtention du véhicule fini. 

 

L'ensemble des unités (R&D, production de pièces, assemblage) fonctionnent en réseau. Cela signifie qu'aucune n'est autonome: elle a besoin des autres pour fonctionner. Par exemple, en France, on trouve une des 8 unités de production européennes du groupe. En 2012, elle a assemblé 228 000 véhicules, destinés principalement à l'exportation dans toute l'Europe et vers l'Amérique du Nord. Le modèle est conçu au Japon, les différentes pièces sont produites à différents endroits du monde. L'usine française ne fait que mettre les pièces ensemble. D'autres usines européennes, en République Tchèque par exemple, assemblent d'autres modèles (Toyota Aygo) tandis que certaines usines, dans d'autres pays, ne produisent qu'une seule pièce. Par exemple, les deux unités de production Toyota de Pologne produisent l'une des moteurs et l'autre des moteurs et des transmissions.   

 

L'organisation du réseau de production de la FTN Toyota participe à la division internationale du travail et cela à toutes les échelles. 

 

A l'échelle mondiale: la distinction est nette entre les pays de siège social et de conception d'une part et les pays de simple fabrication d'autre part. Des 8 centres de R&D, un seul se trouve dans un pays en développement (la Thaïlande). Les 3 centres de R&D Chinois sont les plus récents, ce qui s'explique par l'ouverture et la croissance récente de ce pays. En gros, les espaces riches conçoivent et les espaces moins riches exécutent.

 

A l'échelle régionale: si on ne prend que l'exemple de l'Europe, on voit que les centre de R&D sont tous en Europe de l'Ouest alors que les unités de fabrication sont principalement dans les espaces périphériques. En effet, sur les 10 unités européennes de fabrication, 7 sont en Europe du Sud (Portugal), en Europe de l'Est (République Tchèque, Pologne, Russie, Kazakhstan) et en Turquie.

 

A l'échelle nationale: en France, le centre R&D se trouve dans la très prestigieuse technopôle de Sophia-Antipolis, dans le département des Alpes maritimes (un des plus riches de France), en arrière de la Côte d'Azur. En revanche, l'usine d'assemblage française se trouve à Valenciennes, dans le département du Nord, qui est aujourd'hui en reconversion industrielle (c'est un des 10 départements avec le plus fort taux de chômage en France).

Contrebalancer le pouvoir des FTN ?

La pouvoir économique des FTN dépasse les limites des Etats. C'est ce qui en fait un des acteurs les plus puissants de la mondialisation:

-Elles investissent dans les territoires où les conditions sont les plus avantageuses (coût faible de la main d'oeuvre, législation du travail peu contraignante, fiscalité favorable). 

-Elles orchestrent une véritable concurrence entre les pays et les territoire à qui réussira à attirer leurs investissements, qui apportent de l'emploi et de la croissance économique. Lisez par exemple cet article de Libération qui raconte comment Toyota laisse mariner les Français, les Belges, les Polonais et les Anglais quand elle décide en 1997 d'installer une nouvelle unité de production en Europe, l'actuelle unité de production de Valenciennes. Une fois le choix arrêté sur la France, l'entreprise japonaise organise la concurrence entre différents départements français qui espèrent qu'elles leur apportera de l'emploi. 

-Lorsque leurs profits se trouvent mis en cause, elles peuvent mettre en place des plans sociaux (des licenciements ou des réductions de salaire en masse) ou de délocaliser leurs unités de production (les déplacer vers un territoire jugé plus avantageux). Par exemple, Renault, qui possède des usines de production Dacia en Roumanie, menace, à l'occasion d'une grève en 2013, de délocaliser son usine au Maroc (lisez l'article de leblogauto). 

-Elle exercent un important lobbying (pouvoir de pression) auprès des hommes politiques pour obtenir des modifications du droit local pour l'adapter à leurs besoins.

-Elles n'hésitent pas à intenter des procès pour contester les mesures prises par les Etats qui font obstacle à leur activité ou à leurs profits.

-Les FTN les plus puissantes ont un capital en bourse tellement important qu'il dépasse le PIB de certains Etats.

Un exemple: Apple a une capitalisation boursière de 487 milliards de dollars en 2013. Cette somme équivaut au budget de l'Etat français, ou encore, à la somme des PIB de 5 pays d'Europe de l'Est ou encore à la richesse produite pendant 4 ans dans la région Nord-Pas-de-Calais (voir Franck Dedieu et Béatrice Mathieu, "Ces entreprises plus fortes que les Etats", L'Express-L'Expansion, 30/04/2013). 

 

On peut dire que l'activité économique tend à échapper à la régulation (le pouvoir d'imposer les règles) des Etats, qui n'ont pas les moyens financiers de se mesurer aux FTN. La limitation de la puissance des FTN, pour protéger les salariés, le droit du travail et la vie économique et sociale d'un territoire donné, ne peut alors s'organiser qu'à l'échelle internationale. Mais l'ONU est ses organismes économiques et sociaux (Organisation mondiale du commerce, PNUD par exemple) est dominée par les Etats les plus puissants, qui possèdent les plus grosses FTN. L'ONU ne peut donc pas être un véritable lieu de résistance contre leur pouvoir.

 

Les conférences d'Etats, du type G8 (conférence réunissant annuellement les 8 Etats les plus puissants économiquement: USA, Japon, Allemagne, France, Russie - actuellement suspendue, Royaume-Uni, Italie, Canada), ou G20 (qui ajoute aux pays du G8 des pays émergents comme la Chine, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud par exemple).

 

Néanmoins, les sociétés civiles (=les simples citoyens) tentent de s'organiser pour résister à l'emprise des multinationales. Le mouvement altermondialiste rassemble des associations, des ONG (organisations non gouvernementales), des syndicats, des partis politiques qui veulent orienter l'économie mondialisée vers plus d'égalité sociale et un développement plus respectueux de l'environnement.

 

La vidéo ci-dessous montre un exemple d'action de l'ONG Sum of Us (jeu de mots sur "sum", la "somme" et "some", "quelques uns") contre Pepsico (propriétaire de Doritos), accusée de contribuer à la destruction de la forêt tropicale (à cause de sa consommation d'huile de palme). Pepsico, groupe américain, est une des deux plus grandes multinationales agroalimentaires dans le monde. L'ONG détourne ici un procédé utilisé par les multinationales pour augmenter leur profit, la publicité, contre la multinationale elle-même, en attaquant son image. 

Ce que vous devez retenir de cette leçon

Les acteurs principaux de la mondialisation économique sont aujourd'hui les firmes transnationales (FTN) : c'est elles qui décident où elles installent leur unités de conception et de production. Leur action met les espaces en concurrence et tend à renforcer les inégalités spatiales.  

Les Etats, autre acteur majeur de la mondialisation, tendent aujourd'hui à tout faire pour attirer les FTN sur leur territoire ou pour éviter qu'elles ne délocalisent leurs unités de production.

Cela aboutit à une déréglementation (une simplification voire une suppression des règles économiques).

 

Les organisations internationales jouent deux rôles contradictoires. Les regroupements d'Etats (G8, G20) expriment la concurrence entre les différents pays. Les organismes de l'ONU (comme le PNUD ou la CNUCED) essayent de mettre en place des règles destinées à protéger les pays et les espaces les plus faibles, mais elles ont du mal à résister à la pression des FTN et des Etats les puissants. L'ONU a du mal à imposer sa régulation à l'économie mondiale.

 

Des contre-pouvoirs essayent de se créer et de sensibiliser les individus aux inégalités sociales et spatiales de la mondialisation : mouvement altermondialiste, différentes ONG écologistes, mais ils sont peu puissants. 


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