Shanghai, métropole XXL

Avant de commencer: mode d'emploi.

Le viaduc de Donghai serpente sur 30 km à travers la mer de Chine pour relier Shanghai à son port en eau profonde de Yangshan.
Le viaduc de Donghai serpente sur 30 km à travers la mer de Chine pour relier Shanghai à son port en eau profonde de Yangshan.

Problématique

Shanghai est une des plus grandes villes du monde et un de ses centres d'impulsion économiques. C'est une mégapole et une métropole.

Comment s'est construite cette métropole dans un pays communiste qui décide à la fin des années 1970 de s'ouvrir aux investissements étrangers?

Comment la puissance métropolitaine s'exprime-t-elle dans l'espace urbain?

Introduction: Shanghai, à la fois l'ailleurs et le lointain, le mondial et le familier

Activité 1: Durée: 15 à 20 minutes. 

Téléchargez et regardez la vidéo Shanghai, une capitale du XXIè s., disponible sur le site de Canopé, en cliquant ici

Cette vidéo date d'il y a 10 ans, à un moment où Shanghai est en plein chantier car Deng Xiao Ping, dirigeant de la Chine, a décidé, en 1992, d'en faire une des grandes métropoles chinoises.

  1. Quelle est la spécificité (=ce qui le distingue) du site (=l'endroit exact où se situe une ville) de Shanghai par rapport aux autres grandes villes du monde?
  2. Qu'est-ce qui rend l'architecture de Shanghai particulière pour une ville chinoise?
  3. Quels grands contrastes architecturaux repérez-vous?

Solutions ici.

Activité 2. Durée: moins de 10 minutes.

 

Thierry Sanjuan, géographe spécialiste de la Chine, écrivait en 2001, à un moment où Shanghai était en pleine renaissance : "L'identité shanghaïenne privilégie [...] l'idée de grande ville. Être shanghaïen, c'est être le citadin d'une grande ville, [...] de la plus grande métropole de Chine". Dans le même article, Thierry Sanjuan se posait la question suivante: quelles villes dominent le territoire chinois? A ce moment, au début des années 2000, beaucoup de choses étaient en train de changer en Chine. En 1979, le dirigeant Deng Xiao Ping avait décidé d'ouvrir le territoire chinois aux investissements étrangers. En 1992, il avait décidé de développer la ville de Shanghai, en en faisant une grande métropole nationale et internationale. Thierry Sanjuan, en 2001, montre que la hiérarchie urbaine chinoise (les relations de puissance entre les villes et leur influence différente) est dominée par trois têtes: Pékin, la capitale, métropole nationale qui exerce son influence sur l'ensemble du territoire, Hong Kong et Guangzhou (Canton), qui contrôlent un territoire situé au sud de la Chine, sur le delta de la Rivière de Perles (fleuve Zhu Jiang) et Shanghai, qui contrôle la partie aval (voir Glossaire) du Yangzi Jiang (le fleuve Bleu).

Depuis, Shanghai s'est nettement affirmée comme la plus grande mégapole (voir Glossaire) chinoise et comme une des principales métropoles (voir Glossaire) mondiales.

Les cartes ci-dessus sont la propriété du GAWC de l'université de Loughborough. Cliquez ici pour les retrouver sur le site du GAWC.

Le laboratoire du GAWC de l'université de Loughborough, au Royaume-Uni, a classé les plus grandes métropoles mondiales en fonction de leur influence. Cette influence est calculée à partir de la présence de firmes opérant dans les services supérieurs (comptabilité, publicité, finance, services juridiques, consulting) et de la présence de ces firmes dans le monde.

 

Comparez le classement de Shanghai en 2000 et en 2008.

 

Solutions ici.

Shanghai se situe au centre de la côte Est de la Chine. Elle s'est développée sur un site fluvial, sur le cours du Huang Pu, un affluent de Yangzi Jiang, le fleuve Bleu, fleuve le plus important d'Asie.  

Le Yangzi Jiang, un fleuve à régime de crue (voir Glossaire), était, dans le passé, responsable d'inondations (voir Glossaire) régulières et particulièrement violentes.

Désormais domestiqué par le barrage des Trois Gorges (repère "Three Gorges Dam" sur la carte), le Yangzi est aujourd'hui un axe majeur du territoire chinois.

Navigable par des navires de 10 000 tonnes jusqu'à Wuhan, il a la même importance en Chine que le Rhin en Europe.

La région urbaine de Shanghai (région dans laquelle elle exerce son influence, aussi bien sur l'espace urbain que sur l'espace rural) compte près de 80 millions d'habitants. Ses grandes villes sont Nanjing (Nankin), Hangzhou et Ningbo.

Jouez sur le niveau de zoom de la Google Map pour replacer Shanghai dans son site, dans sa région urbaine et pour voir sa situation en Chine.

Une ville européenne sur le littoral de l'Asie pacifique 

La rue de Nankin, de la ville européenne à la métropole chinoise.

Nankin (ou Nanjing) est l'artère commerciale principale de la ville de Shanghai. 

Entre les carte postales du XIXè s. ou des années 1920 et les photographies contemporaines, on voit l'identité européenne de la rue s'estomper au profit d'un paysage urbain de la démesure lumineuse de l'Asie pacifique.

Crédits, dans l'ordre: cartes postales du XIXè (noir et blanc) et du début du XXè s. (couleur) [Public domain]/Nanjing Street, JeRudy[CC BY 2.0]/Wikimedia/ Train, Julien Lozelli/Wikimedia [CC BY 2.0]/ La rue piétonne de Nankin, Agnieszka Bojczuk, 2003/Wikimeida [CC BY-SA 3.0].

Shanghai est, avec Hong Kong et Macao, une des villes de Chine qui ont été occupées et construites par les Européens. Hong Kong et Macao ont été rétrocédées (=rendues) à la Chine par les Britanniques (Hong Kong) et les Portugais (Macao) seulement à la fin des années 1990.

Shanghai, elle, est redevenue chinoise dès la proclamation de la RPC en 1949. Mais, considérée comme une ville européenne et capitaliste, elle a été négligée par le régime communiste jusqu'aux années 1990.

 

Shanghai se trouve sur le littoral chinois, sur le cours Huang Pu, un affluent du Yangzi Jiang (le Fleuve Bleu, le plus long d'Asie).

 

La ville de Shanghai date principalement du XIXè s. C'est une ville fortifiée (dont la muraille sera rasée en 1912). Elle est au centre du commerce du coton, qui arrive depuis les provinces intérieures.

A partir de 1846, les Anglais, les Américains, puis les Français obtiennent des concessions sur la rive gauche du Huang Pu. En effet, Shanghai, après les guerres de l'opium, est un des 5 ports chinois désignés pour accueillir des concessions étrangères (les guerres de l'opium ont eu lieu entre 1839 et 1942 puis entre 1856 et 1860. Les Occidentaux voulaient exporter vers la Chine l'opium produit en Inde alors que l'empereur chinois voulait en limiter le commerce en Chine. La Chine a perdu les deux guerres).

 

Activité 3. Durée: moins de 5 minutes.Ouvrez la carte disponible ici. Localisez et décrivez l'évolution de la zone des concessions internationales entre 1846 et 1914.

Solutions ici.

 

 

Activité 4. Durée: moins de 5 minutes.

Cliquez ici pour ouvrir la carte. Comment la surface urbanisée évolue-t-elle du milieu du XIXè s. à la fin du XXè s.?

 

Solutions ici

Une mégapole chinoise et mondiale

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

Shanghai est une mégapole (voir Glossaire).

Elle fait partie des 28 mégapoles (villes mondiales de plus de 10 millions d'habitants) identifiées par l'ONU en 2014.

Avec près de 23 millions d'habitants, elle est la 3è ville mondiale après Tokyo (Japon) et Delhi (Inde).

 

Activité 5. Durée: 5 minutes.

Décrivez, en vous appuyant sur la carte ci-dessus, la répartition des plus grandes villes dans le monde et situez-y Shanghai.

 

Solutions ici.

 

Activité 6. Durée: 5 minutes.

La carte ci-dessus représente les dix premières villes chinoises. 

  1. Quelle est la taille de la plus petite et de la plus grande? 
  2. Combien peuvent être considérées comme des mégapoles?
  3. Comment se répartissent-elles sur le territoire?

 

Solutions ici.

 


Activité 7. Durée: moins de 10 minutes.

La répartition des villes chinoises s'explique par deux choses:

*Dès le XIXè s., les villes du littoral, villes portuaires liées au commerce avec l'Occident, sont les plus grandes: Hong Kong et Shanghai. Il faut ajouter Pékin, capitale du pays (même si elle perd ce rôle à certains moments) depuis le Xè s.

*Pour comprendre l'autre facteur d'explication, cliquez ici. Vous accédez à une fiche Eduscol comprenant une carte intitulée "L'ouverture économique de la Chine depuis les années 1980" (je ne possède pas les droits pour reproduire cette carte).

Les zones franches, dans lesquelles les investissements étrangers sont encouragés par une fiscalité avantageuse (=moins d'impôts) correspondent aux figurés (=symboles) allant du mauve (pour les plus anciennes) au rose (pour les plus récentes).

1-De quand datent les plus anciennes et les plus récentes?

2-Où se trouvent les plus anciennes et les plus récentes?

Les plages de couleur allant du jaune au vert foncé figurent le PIB (voir Glossaire) en 2010.

3-Cherchez le lien entre PIB et géographie des zones franches.

 

Solutions ici.

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014
© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014

Activité 8. Durée: 5 minutes.

La carte ci-dessus est à l'échelle régionale. Elle combine un figuré de surface (plages de couleurs) et un figuré ponctuel (carrés plus ou moins grands). Attention, elle est prospective: elle projette les chiffres de l'urbanisation jusqu'en 2030.

 

En observant les figurés de surface, décrivez l'urbanisation du territoire chinois (où se trouvent les zones les plus urbanisées et les moins urbanisées? Donnez le nom des provinces les plus urbanisées).

En observant les figurés ponctuels, indiquez les régions qui accueillent le plus de nouveaux urbains entre 2005 et 2030.

 

Solutions ici

Une métropole sous toutes ses coutures

Une architecture de prestige au service des fonctions métropolitaines

Shanghai est un des centres d'impulsion principaux de l'économie chinoise et mondiale. Son industrie présente une structure complète et diversifiée: métallurgie, pétrochimie, électronique, automobile.

Son port est le premier port mondial, ce qui la place au coeur de la mondialisation du trafic maritime.

Enfin, son centre d'affaires est un des CBD les plus importants du monde, à la fois par son offre de services avancés et par son architecture de très haut prestige.

Tout cela fait de Shanghai un des pôles principaux de l'aire de puissance d'Asie orientale.

Dans la galerie défilante ci-dessous, je vous propose des clichés des monuments de la place du Peuple, dans Puxi (partie historique de Shanghai). C'est là que débouche la rue de Nankin (Nanjing Street). La place du Peuple est à elle seule un concentré de culture et de prestige: elle réunit l'Hôtel de ville, l'Opéra et plusieurs musées.

Ces derniers en font une capitale culturelle, à la fois parce qu'ils constituent des institutions prestigieuses d'accès au savoir (Opéra de Shanghai, Musée des Beaux-arts), mais aussi parce qu'ils constituent par leur architecture, classique (musée des Beaux-arts) ou postmoderne, un modèle de paysage de prestige urbain, pour d'autres villes chinoises, mais aussi asiatiques. 

Les monuments, réalisés par les plus grands architectes internationaux, témoignent d'une architecture mondialisée.

Le CBD (central business district ou quartier d'affaires) de Shanghai est coupé par le Huang Pu. L'ancien centre d'affaires, le Bund, se trouvait dans Puxi, sur la rive gauche. Depuis les années 1990, le CBD s'est déplacé  vers la rive d'en face ,dans le quartier de Lujiazui. Les bâtiments, réalisés par des architectes de renommée mondiale, relèvent d'une stratégie de prestige urbain. Les tours concentrent les activités de services supérieurs (voir Glossaire) qui font de Shanghai une ville mondiale. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Activité 9. Durée: Moins de 5 minutes.

Quels sont les différents éléments d'un paysage de prestige urbain tels qu'on les trouve dans les photographies des deux galeries ci-dessus?

 

Solutions ici.

Une porte d'entrée de la mondialisation maritime

© FNSP - Sciences Po, Atelier de cartographie, 2014. Calque: Nada Chaar ©. Pour voir la carte d'origine, cliquez sur l'image.

Activité 10. Durée: 5 minutes.

La carte présente le trafic des principaux ports de marchandises mondiaux en EVP (équivalent 20 pieds; voir Glossaire), ce qui veut dire qu'elle compte uniquement le trafic conteneurisé, à l'exclusion du vrac (voir Glossaire).  J'ai regroupé en façades maritimes les ports qui, par leur proximité et leurs liens fonctionnels (=la manière dont ils se partagent ou se disputent le trafic), forment une continuité spatiale. J'ai également rajouté les routes maritimes principales, qui font le tour du globe en traversant des points de passage stratégiques.

 

Quelles sont les trois principales façades maritimes mondiales?

Quelles est la place du port de Shanghai parmi les grands ports de Chine et du monde?

 

Solutions ici.

Vue panoramique du port de Yangshan (partie Sud-Ouest). Bigg(g)er/Wikimedia[CC BY-SA 3.0]
Vue panoramique du port de Yangshan (partie Sud-Ouest). Bigg(g)er/Wikimedia[CC BY-SA 3.0]

 

Le port de Shanghai est à l'origine un port fluvial. Avec le développement de Pudong dans les années 1990, un nouveau port devient nécessaire.

Yanghsan est construit entre 2000 et 2010 sur un ensemble d'îlots, reliés par des polders, à 30 km de la côté. Il est accessible par un viaduc (voir le repère sur la Google Map plus haut).

Ce port permet à Shanghai de recevoir les plus gros porte-conteneurs ou supercargos.

C'est le port de Yangshan qui a fait de Shanghai le premier port du monde et la porte d'entrée de la mondialisation maritime en Chine.

 

Cliquez ici pour lire l'article "Le plus grand port de la planète", Le Point, 15/12/2011.

Grues de manutention des conteneurs à Yangshan. Marqueed/Wikimedia[CC BY 3.0]
Grues de manutention des conteneurs à Yangshan. Marqueed/Wikimedia[CC BY 3.0]

Une ville de contrastes socio-spatiaux

Shanghai, plus grande ville de Chine, la 25è ville la plus riche du monde en 2008 (source), est aussi une ville de très fortes inégalités sociales et spatiales. Ces inégalités ont été renforcées, à partir des années 1990, par le passage à la propriété individuelle du logement.

Le point de vue du voyageur:

Jetez un coup d'oeil à cet article de blog, dans lequel Aurélie Croizier de Lacviviers, une française expatriée à Shanghai, vous présente le lilong (la ruelle), dans laquelle se trouve son shikumen (son immeuble de résidence).

Et voici maintenant une analyse géographique de la même réalité urbaine:

"Jusqu’à l’ouverture économique, Shanghai était socialement homogène et connaissait peu de différentiations spatiales. [...] Dans une société communiste, les salaires sont resserrés et il n’existe pas de propriété privée du logement. [Les entreprises, qui appartiennent à l'Etat, apportent] logement et services à ses salariés, de sorte que la répartition des ménages dans l’espace se fait à partir de l’appartenance à l’entreprise. Cette situation s’est rapidement transformée avec l’apparition de hauts revenus. Les cadres travaillant pour des entreprises tournées vers le marché mondial peuvent gagner 40 000 yuans par mois, à comparer aux 400 yuans des « grands-mères » qui vivent seules dans des lilongs précaires des quartiers centraux. [...] Une partie de la population n’a rien, elle vit en location dans un habitat de qualité médiocre ou excentré et elle se déplace à bicyclette ou en bus. À l’opposé, des cadres supérieurs, des grands commerçants, des hauts fonctionnaires ont une voiture et possèdent plusieurs logements.[...]

La population s’organise en trois blocs. Au sommet, on observe un ensemble aux revenus élevés correspondant à environ un petit quart de la population ; il comprend les cadres « très » supérieurs et leurs homologues du secteur public (2 %), auxquels s’ajoutent les grands commerçants (5 %) et le groupe plus nombreux des cadres supérieurs ou des techniciens (16 %). Les revenus oscillent entre 10 000 et 40 000 yuans par mois. Puis vient un groupe moyen d’environ 44 % de la population : il correspond à la classe ouvrière traditionnelle (39 % ; ouvriers, qualifiés ou non, et employés) et la même en situation de retraite (5 %). Les revenus mensuels varient d’une échelle allant de 2 000 à 4 000 yuans par mois. En bas de la distribution, on trouve plusieurs groupes à faibles revenus qui représentent environ un tiers de la population et comprennent : les personnes âgées seules (15 %), les couples d’ouvriers non qualifiés à un seul revenu (10 %) et les petits commerçants (8 %). Les revenus mensuels se répartissent entre 350 et 3 000 yuans par mois. "

Texte tiré de Lorrain Dominique, « Chapitre 1. Shanghai ou une modernisation publique », Métropoles XXL en pays émergents, Paris, Presses de Sciences Po, 2011.

Activité 11. Impressions de voyage. Durée: à vous de voir.

Je vous propose de vous livrer ici au même exercice que l'auteure du blog: essayez de synthétiser vos impressions en rapport avec la découverte de Shanghai.

Vous pouvez écrire un texte, pour vous entraîner à rédiger. Ou, plus simplement, faire une liste, en les triant par thème ou par impressions (positives/négatives), des images qui vous viennent de Shanghai.

 

Une proposition ici.

Pour approfondir

Ce cours a été construit à partir de différentes sources, que vous pouvez, si vous voulez aller plus loin, consulter directement.

-Christian Henriot, "Les divisions de la ville à Shanghai, les mots de la croissance métropolitaine", Géoconfluences, 01/10/2003.

-"Shanghai", Géoconfluences, 03/2004.

-UNO Economic and Social Affairs, World urbanization prospects, 2014. Vous trouverez à la fin de ce rapport le classement des plus grandes agglomérations mondiales en fonction de leur population. 

-Sanjuan Thierry, "Pékin, Shanghai, Hong Kong. Trois destins de villes dans l'espace chinois", Hérodote, 2/2001, n°101, p. 153-179. Cliquez ici pour lire.

-Lorrain Dominique, "Chapitre 1. Shanghai ou une modernisation publique", Métropoles XXL en pays émergents, Paris, PFNSP, 2011.

-Méthodologie de la classification du GAWC, ici, sur le site du laboratoire (attention, texte en anglais et un peu compliqué pour des lecteurs de niveau lycée).


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